
C’est la candidate elle-même qui l’affirme. La présidente du FN a profité de ses voeux pour adresser un message aux élus susceptibles de la parrainer.
Marine Le Pen a affiché jeudi, lors de ses voeux, de vives inquiétudes à propos de la question des 500 parrainages d’élus pour être la candidate du FN à la présidentielle, en réfutant tout bluff mais en refusant à nouveau de révéler le nombre de promesses déjà obtenues.
Se disant « loin du compte », la présidente du parti d’extrême droite a brandi le « risque » qu’elle ne puisse carrément pas concourir.
Hormis 1981, où le Front national était une force marginale, Jean-Marie Le Pen a toujours fini par obtenir ces 500 signatures, parfois au bout de batailles médiatisées qui ont nourri les critiques accusant le parti de se poser en victime.
Marine Le Pen pense être au second tour
« Je préfère 1000 fois parler des sujets qui préoccupent les Français », a assuré Marine Le Pen, réfutant tout bluff sur la question. Pour autant, elle s’est de nouveau refusée à donner le moindre chiffre sur les promesses obtenues, en promettant de le faire après la mi-février, quand les maires auront commencé à recevoir les formulaires officiels.
Voulant conforter sa position de candidate anti-système, Marine Le Pen a profité du sujet pour relancer ses attaques contre l’UMP et le PS, qui « veulent rester entre eux » et « ont peur du peuple ». Elle a notamment rappelé que les deux grands partis avaient donné des consignes à leurs élus pour qu’ils réservent leur signature à leur propre candidat, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Une situation qui, selon elle, ne rend pas la France beaucoup plus vertueuse en termes démocratiques… que la Hongrie ou la Russie.
Marine Le Pen a aussi fait état d’une « véritable grève des maires, qui ne veulent plus signer pour personne tant que l’anonymat » ne sera pas la règle. Des maires à qui elle a tout de même lancé un appel à la « responsabilité ». Pas sûre, donc, d’être candidate, la présidente du FN pense néanmoins qu’elle accédera « au second tour » contre Nicolas Sarkozy ou François Hollande, les deux « mondialistes » de « l’UMPS ».
Avec