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Coup de filet dans les milieux islamistes: 19 interpellations

Date: 30 mars 2012

Le leader du groupe dissous Forsane Alizza, Mohammed Achamlane, a été arrêté. Des armes ont été saisies lors de ce coup de filet qui a visé plusieurs villes et qui n’est « pas simplement » lié à l’affaire Mohamed Merah, selon Nicolas Sarkozy. 

Après le drame, place à l’action. Plus d’une semaine après la mort de Mohamed Merah, le tueur au scooter, la police a procédé ce vendredi matin à 19 interpellations dans les milieux islamistes radicaux en France. 

Invité d’Europe 1 ce vendredi matin, Nicolas Sarkozy a donné quelques détails: 19 personnes au total ont été interpellées et des fusils d’assaut de type Kalachnikov ont été saisis. Ces interpellations ne sont pas « simplement » liées aux tueries de Toulouse et Montauban et ce type d’opérations « va continuer », a ajouté le président-candidat.  

Menée à Toulouse mais aussi à Nantes, en Ile-de-France, à Marseille, à Lyon, ou à Nice, cette opération était dirigée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avec, pour certaines cibles, l’appui de l’unité d’élite de la police nationale, le Raid.  

Le groupe Forsane Alizza dissous

Le leader du groupe dissous Forsane Alizza, Mohammed Achamlane, figure parmi les 19 personnes interpellées. Ce groupe avait été dissous en janvier par Claude Guéant, qui l’avait accusé de vouloir former ses sympathisants à la lutte armée. Ce « groupe armé porte atteinte aux principes républicains » et « veut le règne de l’islam » en France, avait expliqué le ministre de l’Intérieur. Son leader Mohammed Achamlane avait démenti toute dimension violente de son mouvement. Sur son site, depuis fermé, le groupuscule affirmait: « Notre organisation prend de l’ampleur et nous avons besoin de main d’oeuvre fissabililah (ndlr: « sur le chemin d’Allah »). Nous recherchons toutes sortes de compétences mais surtout des soldats! », pouvait-on lire.  

Après la mort de Merah le 22 mars, Nicolas Sarkozy avait demandé à la police de procéder à l’ »évaluation » de la dangerosité des personnes connues pour entretenir des sympathies avec l’islam radical. Le procureur de Paris François Molins avait de son côté indiqué que les investigations allaient « porter désormais sur la recherche de tout complice » du tueur au scooter.  

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